Projet de gendarmerie : une décision sans vision d’ensemble
Une décision prise sans concertation
Le conseil municipal a décidé de construire une nouvelle gendarmerie sans consulter les habitants. Pourtant, personne ne remet en cause la nécessité de maintenir la gendarmerie à Nonancourt. L’autre option envisagée l’implanter à La Madeleine, dans la même agglomération n’aurait posé ni problème de financement, ni problème de proximité.
Le sujet n’était donc pas gendarmerie ou pas, mais où et comment.
Des questions essentielles laissées sans réponse
Lors de ses vœux, le maire n’a pas répondu à une question centrale : où seront relogés les services techniques, dont les bâtiments actuels doivent être rasés pour laisser place au projet.
Il a en revanche longuement évoqué les chiffres nationaux de la délinquance et les 34 caméras installées dans la ville, tout en mentionnant un cambriolage récent. Mais il n’a pas expliqué ce que ce déménagement va réellement coûter aux Nonancourtois.
Déplacer les services techniques implique :
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un nouveau lieu de stockage à viabiliser et sécuriser,
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des trajets supplémentaires pour les agents,
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une désorganisation prévisible du service,
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des coûts supplémentaires durables.
Lecture de la vue aérienne
Pour comprendre concrètement les impacts, nous avons représenté les zones concernées sur une vue aérienne.
En rouge : le terrain cédé à l’Agglo
Il s’agit de la parcelle d’environ 5 000 m² que la commune prévoit de céder à l’Agglomération du Pays de Dreux pour construire la gendarmerie, conformément à la délibération municipale.
En blanc : l’espace des événements locaux
Cet espace accueille aujourd’hui :
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la fête communale,
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l’événement de l’Agglo “Champ’Libre”.
Si le projet avance tel quel, cet espace disparaît, obligeant la commune à trouver un nouvel emplacement, avec toutes les implications pratiques, logistiques et financières que cela implique.
Une inquiétude croissante chez les habitants
L’absence totale de concertation crée un climat d’incompréhension. Certains habitants évoquent déjà la possibilité d’un recours contre le permis de construire lorsque celui‑ci sera déposé.
Ce n’est jamais une bonne chose pour une commune et cela montre que le projet n’a pas été préparé avec la transparence et la méthode nécessaires.
Une méthode qui interroge
Aucune information claire sur :
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les conséquences concrètes,
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les coûts réels,
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les solutions envisagées,
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les impacts sur les services municipaux,
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les alternatives possibles.
Tout semble tenu dans le secret, soit pour éviter d’être contredit, soit — plus probablement — parce qu’une décision prise sans vision d’ensemble ne permet pas encore de régler les problèmes qu’elle crée.
Ce que nous ferons si nous sommes élus
Si nous sommes élus, nous reprendrons ce dossier avec transparence et méthode.
Nous nous engageons à :
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rendre publics les coûts réels,
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examiner les impacts logistiques et financiers,
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vérifier les alternatives possibles,
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associer les habitants à la décision, ce qui n’a jamais été fait jusqu’ici.
La décision finale sera prise avec une vision d’ensemble, en tenant compte :
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des besoins de la commune,
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des contraintes techniques,
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des usages locaux.
C’est exactement ce qui a manqué jusqu’à présent.